Récemment, j’ai eu une demande par un interlocuteur (qui se reconnaîtra s’il passe par là) qui cherchait à connaitre les bâtiments contenant des logements.
Parmi les approches possibles que j’aurais envisagé
l’exclusion des bâtiments publics (genre base des équipements INSEE ou OSM), approche principale retenue par mon interlocuteur
les PLU mais la destination ne semble pas être clairement indiquée les données OpenData associée à ce type de document ou alors il faut « éplucher » le règlement? En plus, la destination n’est pas l’usage réelle mais plutôt pour donner une orientation, sauf erreur. Elle peut changer sans que le PLU change.
J’ai loupé des possibilités? Il y a des solutions plus évidentes quelque part?
J’ai éliminé les informations d’occupation du sol type Corine ou OCSOL, n’ayant rien vu d’évident dedans. Cela parait normal, les informations venant de reconnaissance d’images.
Merci Thomas pour le relai de cette problématique. En effet le RIL aurait été idéal, mais pas encore ouvert aux simples journalistes…
Mon besoin se limite à récupérer les polygones de tous les bâtiments servant d’habitation au sein d’une aire urbaine fonctionnelle, afin de représenter des données socio-économiques au plus près des populations concernées (et non dans des champs ou sur des entrepôts).
La BDTopo est une super piste, merci Christian, je m’y plonge de suite.
Mon premier résultat, un peu décevant, est issu de la base OSM pour la FUA de Nantes (j’ai procédé par élimination sur une extraction geofabrik, en excluant les buildings et landuse dont les tags impliquent a priori l’absence de logement. Il reste encore pas mal d’entrepôts.
Il s’agit de cartes à l’échelle d’une aire urbaine (FUA).
Oui, les carreaux INSEE sont parfaits pour les données socio-démographiques. A l’intérieur des carreaux, j’aimerais placer les points au plus près des habitats, ce qui est intéressant notamment en zones péri-urbaines, où le carroyage de l’INSEE tombe parfois assez mal.
Et en l’occurence, je travaille sur des données électorales, fournies sur un découpage différents (d’ailleurs difficile à croiser avec le carroyage Insee, mais Jean Rivière l’avait tenté avec le projet Cartelec).
« Destination principale d’une adresse : utilisation principale des locaux qui composent cette adresse (parmi habitation, commerce, industrie, tourisme, équipement, dépendance, chantier, inconnue) »
Pour la BD Topo, l’info vient aussi des données du cadastre.
Pas mal de pièces du puzzle, y’a plus qu’à recoller les morceaux en fonction de ce qu’on veut faire
Merci pour cet article précieux, notamment sur la méthode de ventilation des électeurs par IRIS ! Le projet Cartelec aurait d’ailleurs mérité une mise à jour en appliquant cette méthode.
Si le code électoral était respecté et que tout électeur pouvait vraiment obtenir une copie des listes électorale, on n’en serait pas là bidouiller autant.
C’est maintenant l’INSEE qui gère le tout… mais pour l’ouverture, ça ne semble pas du tout à l’ordre du jour !
le fameux registre des copro, même s’il n’est pas ouvert, on peut quand même scrapper les adresses des copros et en déduire les adresses ou il y a des logements (pour le collectif)
la base de données des batiments sur laquelle travaille le CSTB qui devrait sortir d’ici la fin de l’année, tout dépend de l’urgence du besoin…
Magnifique… « on a préparé le fichier », mais toujours pas publié… plus d’un an après.
Une forme originale de refus implicite, mais au moins on sait que le document existe, ça peut aider avec la CADA… que j’aurai saisit pour ma part il y a bien longtemps !
Pour info / retour d’expérience on utilise (entre autres) la BD Topo précisément pour ça, mais la qualité est assez fluctuante. L’info vient des fichiers fonciers (donc version MAJIC retraitée par le CEREMA), qui sont précis sur pas mal de choses, pas parfaitement pour tout. Pour celles et ceux que ça intéressent la doc est ici : http://doc-datafoncier.cerema.fr/static/fiches/fiche_07.pdf
Et côté Topo ça va aussi beaucoup dépendre de si le bâtiment provient du cadastre ou de l’orthophoto (auquel cas il est signalé comme source_bati = topo).
BDTOPO V3 + OSM et logiquement tu devrais pouvoir retrouver les bâtiments avec une vocation résidentielle par croisement des deux sources.
Usage 1 et 2 dans BDTOPO
Combinaisons de tags dans OSM (building =residential / building=appartements / building=house) niveau topologie pour le croisement ça passe car en gros la même source pour IGN et OSM (DGFiP)
Merci @BorisM
J’ai utilisé essentiellement la BDTopo.
D’ailleurs, l’indication du nombre de logements présents dans chaque bâtiment est vraiment intéressante. Je m’en servirai bien pour visualiser des densités de populations à cette échelle, mais j’imagine que ça a déjà été tenté (avec les marges d’erreurs qui s’imposent).
J’ai prévu de compléter par un requête sur les buildings OSM, pour les bâtiments les plus récents. Mais, si j’en crois mes premiers essais, la part des bâtiments correctement renseignés est assez faible.
Concernant la variable du nb de logement par bâtiment au sein de la BDTOPO V3, elle n’est pas (encore) exhaustive, il y a pas mal de trou (appariement avec les fichier MAJIC en cours).
Si l’objectif est de visualiser la population à l’échelle des bâtiment (en ville), le plus simple est de procéder à une ventilation des populations des IRIS au sein des bâtiments à vocation résidentielle en prenant en compte la surface plancher (surface et nb étages).
Ce fichier, qui sert à déterminer l’échantillon de logements à chaque recensement dans les communes de plus de 10 000 habitants, n’est pas en accès libre. Il est toujours soumis à une demande de devis, que l’Insee refuse d’emblée aux structure associatives. C’est une collectivité ou un service de l’Etat qui doit faire une demande d’extrait (limité au territoire sur lequel il intervient) puis déléguer le traitement de ce fichier à une association, qui doit signer un accord de confidentialité…
Bref, tout ça pour un fichier qui ne semble pas contenir de données personnelles et relever des données publiques. Pourriez-vous me donner votre avis ?
Est-ce que le RIL contient des données qui permettraient d’identifier des personnes ?
Et si c’est le cas, existe-t-il des avis de la Cada sur ce sujet (je n’en ai pas trouvé pour l’instant), ou une jurisprudence du côté des tribunaux administratifs ?
En clair, je cherche à savoir si je perdrais mon temps à saisir la Cada voire la justice administrative pour sauver ce fichier du côté obscur de la data…