"You can lead a person to data, but you can't make them use it" : et si on écoutait vraiment les réutilisateurs ?


(Samuel Goëta) #1

Hello,

super billet de blog de Nesta pointé par @timothee :

Un paragraphe nous a beaucoup plu chez Datactivist, petite traduction rapide :

De nombreux gouvernements à travers le monde se concentrent sur l’élimination des obstacles à la diffusion de données, en se concentrant, par exemple, sur l’identification des obstacles techniques qui entravent la publication des données.

En revanche, on accorde beaucoup moins d’attention à comprendre les obstacles à l’expression de la demande de données. En d’autres termes, comprendre ce que les gens veulent et ont besoin en matière de données ouvertes - et identifier là où il pourrait y avoir un décalage entre l’offre et la demande de données.

C’est un problème parce qu’il ne suffit pas de pousser les données vers des usagers potentiels. Comme le titre de ce blog le suggère, vous pouvez mener une personne à des données, mais si ce sont des données qu’elle ne comprend pas, ne veut pas ou n’a pas besoin, elle ne va pas les utiliser.

Pour que les gens soient intéressés et engagés, l’ouverture des données doit paraitre pertinente et importante. Cela ne se produira que lorsque les administrations commenceront à investir plus de temps et d’énergie dans l’élaboration de mécanismes qui lui permettront d’entendre ce que le public veut et attend des données ouvertes.


(Christian Quest) #2

Si déjà les demandes légitimes et clairement exprimées trouvaient réponses sans devoir passer par la CADA et le tribunal administratif…

J’ai parfois l’impression que beaucoup de monde vit chez les bisounours.


(Donat ROBAUX) #3

Evidemment que ce paragraphe est vrai, mais quand les structures n’ont toujours pas compris le principe de l’opendata, font de la résistance, nous ignore, je pense qu’on est encore loin de se poser la question du besoin d’utilisateur. Poke @Flacombe, qui pourrait vous sortir des exemples à la pelle.


(Samuel Goëta) #4

Je ne manque pas d’exemple… Ce que j’aime dans cet article, c’est l’idée qu’on dédie beaucoup de moyens à ouvrir des données sans consulter les usagers alors qu’on pourrait d’abord ouvrir les données qu’on nous demande.


(Donat ROBAUX) #5

Oui c’est vrai. Après, même en les demandant, on se fait envoyer ch…


(Jean-Marie FALVET) #6

Bonjour,

Cet article très intéressant nous rappelle que l’Open Data (OD) rencontre les problèmes inhérents à toute politique de l’offre sans stratégie marketing. Aussi, je ne suis pas trop surpris de la sous utilisation de l’OD à ce jour.

Malgré tout, pour avoir échangé du côté d’Aix avec des étudiant-e-s (par ex. ceux des métiers du livre) ou avec des professionnels rompus par ailleurs aux outils bureautiques et ouverts sur le monde, j’ai pu observer une chose:

Ils ne savent pas que l’Open Data existe…

Je prends là un raccourci généralisateur et donc caricatural. Mais mis à par le prof «un peu geek» (sic), la médiation pratique entre le producteur et l’utilisateur est juste absente. Le mouvement de Médiation Numérique (tiers-lieux, fablabs…) ou le travail méritoire de Datactivist (je flagorne) et de quelques autres, ne peuvent à eux seuls répondre aux besoins de mise sur les rails d’une réutilisation massive de l’OD.

(Note/ la MedNum commence par le commencement, c’est-à-dire la lutte contre l’exclusion numérique pure et simple. Et c’est bien normal.)

Aussi, on a là un cœur (de cible) à prendre et il reste à imaginer les meilleurs moyens de faciliter l’intégration naturelle de l’OD à notre vie quotidienne. En commençant peut-être par l’adapter à ce qui existe déjà (cours de stats au lycée, formations bureautiques, médias locaux…) pour revenir ensuite, à une approche plus philosophique de transparence et de citoyenneté, qui ne doit pas être oubliée.

La nouvelle demande recréant l’offre, un cycle vertueux pourra se mettre en place. Cela incitera d’autant plus les producteurs à bien remplir leurs obligations, en arborant le sourire de ceux qui n’ont pas l’impression de travailler dans le vide.

Bonne journée TeamOpenData

JMF

PS/ Normalement j’aime bien râler, mais là j’ai décidé d’être optimiste…


(Samuel Goëta) #7

Voilà un message qui plaide pour le “Futur souhaitable #2 - 2025, 15 millions de français formés à la donnée” d’Open Data Impact !


(Rovellotti) #8

Je pense qu’il faut une approche UX a l’open data.

Utilisateur type + besoin fort, besoin faible= service numérique utile