Open data des images des musées et monuments : non au pillage de notre patrimoine par Google!

Une tribune de la CGT culture sur l’Open Data dans les musées.

# Open data des images des musées et monuments : non au pillage de notre patrimoine par Google
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La RMN fait payer une soixantaine d’euros la réutilisation à titre privée de leur photo de la Joconde (https://www.photo.rmn.fr/archive/11-564761-2C6NU0WIT73R.html), en violation donc de l’article L122-5 du code de la propriété intellectuelle.

L’oeuvre en elle même étant dans le domaine public, la RMN se base sur les droits du photographe, dont le rôle est de tirer un cliché aussi fidèle que possible sans ajout de sa personnalité… La RMN est particulièrement opaque sur les conditions de recrutement et de rémunération ainsi que sur le statut de ces photographes.

Je ne comprends pas vraiment en quoi les musées sont légitimes à s’approprier un monopole sur notre patrimoine culturel, vu l’usage qu’ils en font et la faiblesse de leurs arguments légaux. Utiliser Google comme épouvantail prête à sourire.

Je suis très content qu’il y ait 60 photographes qui soient payés à numériser le fonds de la RMN. Mais il me semblerait naturel qu’ils soient rémunérés par l’impôt (et le résultat de leur travail rendu commun) plutôt que par détournement de la protection des auteurs.

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Et pendant ce temps, les musées de la Ville de Paris publient plus de 100.000 œuvres numérisées en CC0…

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Effectivement, quand on lit ça (http://www.parismusees.paris.fr/fr/actualite/open-content-plus-de-100-000-oeuvres-des-collections-des-musees-de-la-ville-de-paris-en) et qu’on utilise ça (https://data.culturecommunication.gouv.fr/explore/?sort=modified&refine.features=image), on voit mal comment la RMN peut tenir une position pareille, ne serait-ce que pour développer des applis et services éducatifs…

Cet article publié il y a déjà un an et demi laissait entendre que les choses pourraient évoluer du côté de la RMN… Ce qui est d’ailleurs sans doute la cause de la nervosité de la CGT-culture.

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Un extrait de l’article du Monde partagé par @joel est en soi très intéressant

« Si on change de modèle, on doit se demander combien cela va coûter aux finances publiques, et en termes sociaux. C’est une question politique »

La crispation de la CGT-Culture ne s’appuie pas tant sur le principe même de l’opendata que sur cette « question politique » ; je le perçois ainsi.
En effet, la mise en œuvre de l’opendata a (parfois) des impacts sociaux ou en terme de finances (publiques) pour certaines administrations.
Ne pas prendre en compte ces impacts peut ajouter (selon moi) un frein supplémentaire au développement de l’opendata (au cas par cas, évidemment, ce commentaire n’est pas une généralité)

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